Hynd bisou

Tout commence lors du premier regard, vous savez très bien de quoi je parle les mamans..

 On ressent alors un amour inconditionnel, intarissable. C’est tellement fort que d’ailleurs on dit toujours « tu comprendras quand tu vivras à ton tour ce moment… »

Alors je l’ai vécu et j’ai compris.

Trois ans sont passés et l’amour est toujours aussi fort, indescriptible, fusionnel…

 Et si tout cet amour n’était pas « trop » pour l’être aimé?…

Je me pose cette question car j’ai lu il y a peu de temps l’article du psychiatre et thérapeute familial Serge Hefez qui certifiait que de plus en plus d’enfants souffraient de « trop » d’amour…  

Ma première réflexion fut: « mais qu’est ce qu’il raconte ce monsieur? On ne peut pas aimer trop ?! »

 Mais cet article a fait « boum » dans mon petit cerveau car finalement comment savoir si on aime « trop?      

       A partir de quand peut on faire « souffrir » son enfant en l’aimant??

En écrivant cette phrase j’ai du mal à comprendre comment cela peut être possible mais en fait si on réfléchit bien ce n’est pas bête…

Donc ce monsieur nous explique dans son livre « Quand la famille s’emmêle » ( en gros ) qu’il faut accepter que son enfant ne soit pas toujours heureux, que c’est « normal » qu’il ressente des sentiments tels que la tristesse, la colère, et que ces émotions ne sont pas des maladies.. 

A la maison avec papa chat nous sommes pour l’autonomiel’éducation positive et nous nous inspirons des méthodes de la pédagogie Montessori. Nous éduquons notre petit chat dans le développement de soi en tant que personne à part entière et nous faisons tout pour qu’il prenne conscience de ses propres goûts, de ses propres émotions et qu’il ait surtout la capacité de les assumer.                                     Donc jusqu’ici tout va bien nous sommes d’accord, Dieu merci… 🙂

Le « hic » arrive ensuite.. 

Il nous explique également qu’il faut sortir de l’idée que notre rôle de parents est d’éviter à nos enfants d’éprouver de l’angoisse, de la tristesse et de « la dépression » (euh… non).                                                                                                                               Je suis entièrement d’accord sur le fait que nos enfants, à un moment bien précis de leur vie, auront à faire face à ces sentiments/ émotions. Mais si je peux éviter que mon fils soit en dépression à 3 ans je préfère… ah ah ah 

Finalement, je trouve qu’il y a beaucoup de vrai la dedans… 

On y retrouve un peu, beaucoup d’autonomie, de « méthode Montessori ».              Maria Montessori fut quand même la première à reconnaître l’enfant comme un être à part entière, avec un caractère bien à lui et des propres besoins…

Retournons à notre article. Ce psychiatre thérapeute nous explique  qu’il faut rassurer, sécuriser afin que nos enfants vivent ces situations parfois difficiles mais tout à fait « normales », de la meilleure façon qu’il soit… Il termine en disant qu’il ne faut ni leur éviter les épreuves, ni combler leurs manques ( bon j’avoue que je suis un peu partagée là dessus, car il y a des situations que l’on peut vivre le plus loin possible mais bon ça c’est mon avis…)

Ceci étant, je pense lire ce livre pour ces  3  raisons: 

  1. Je suis curieuse, j’aime découvrir et comprendre des sujets que je ne maîtrise pas totalement. ( c’est complètement le cas)
  2. Je suis en accord, mais pas totalement, donc je veux pouvoir me positionner réellement.
  3. Ce sujet me parle et me semble très important dans la l’éducation et la bonne « évolution » de mon petit chat.

Et vous qu’en pensez vous? Ce livre vous intéresse?

                                        « Quand la famille s’emmêle » Serge Hefez